Villepin: la communauté internationale doit adresser "un message fort" à l'Iran
Par Jeunes populaires 46, vendredi 27 janvier 2006 à 15:52 :: International :: #71 :: rss
SALZBOURG (Autriche) (AFP) - La communauté internationale, unie, doit adresser un "message fort" à l'Iran sur ses obligations de non-prolifération nucléaire, a déclaré le Premier ministre français Dominique de Villepin, jeudi soir à Salzbourg (centre), alors que le chancelier Wolfgang Schüssel, président de l'UE, pressait Téhéran d'accepter une offre de compromis russe.
Interrogé sur la réunion du 30 janvier à Londres des ministres des Affaires étrangères de la France, du Royaume-Uni, des Etats-Unis, de la Chine, de la Russie et de l'Allemagne, il a déclaré à la presse: "La perspective d'une réunion du Conseil de sécurité (de l'Onu) c'est le bon moyen pour montrer qu'il y a une limite à ne pas franchir". "Il y a complémentarité entre les prérogatives et les responsabilités de l'AIEA et les responsabilités du Conseil de sécurité", a dit le Premier ministre français à l'adresse des Russes et des Chinois.
Moscou et Pékin hésitent à appuyer une demande occidentale de saisir les Nations unies à New York, lors du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) des 2 et 3 février.
"Notre position constante avec nos partenaires européens, c'est la volonté de tout faire pour que l'Iran respecte pleinement ses obligations", a-t-il souligné à propos de la reprise de l'enrichissement d'uranium en Iran.
"Nous verrons comment se passe la réunion du Conseil des gouverneurs, mais ce qui est clair, c'est que compte tenu de la reprise unilatérale par l'Iran de ses activités, nous avons l'obligation d'agir", a ajouté le chef du gouvernement français tout en soulignant: "L'important c'est de maintenir l'unité de la communauté internationale sur ce dossier".
M. de Villepin parlait aux côtés du chancelier Schüssel à la veille d'un colloque sur l'avenir de l'Union européenne à Salzbourg, le jour du 250e anniversaire de la naissance de Mozart.
Le président en exercice autrichien du Conseil européen a, lui, estimé qu'il existe "une solution simple" pour l'Iran basée sur trois points.
Téhéran doit d'une part accepter la proposition de la Russie d'enrichir de l'uranium iranien uniquement en territoire russe, d'autre part revenir au statu quo en gelant les activités liés à l'enrichissement, et enfin accepter les "offres attractives et raisonnables" de l'UE de large coopération économique.
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Le lundi 30 janvier 2006 à 10:05, par jospinator :: #
Le lundi 30 janvier 2006 à 17:18, par Jeunes populaires 46 :: email :: site :: #
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