Martin MALVY, président de la Région Midi-Pyrénées, a exclu, ce jeudi 16 mars, que la Région puisse financer des aides à l’emploi qui porteraient sur des salariés recrutés en CNE ou en CPE. Interrogé par Joël CARREIRAS, au nom du groupe socialiste, à l’occasion d’une séance de la Commission permanente du Conseil régional, Martin MALVY a estimé que le CPE était "un message particulièrement négatif envoyé par le Gouvernement à la jeunesse de notre pays". Il en a demandé le retrait, mettant en garde le Président de la République et le Premier ministre sur "les risques qu'ils prendraient à refuser d'entendre le message de la jeunesse". " Concernant les politiques mises en œuvre par le Conseil régional Midi-Pyrénées, elles sont incompatibles avec les orientations du gouvernement ", a déclaré Martin MALVY. Qu'il s'agisse des aides à la création d'emplois dans le cadre du Fonds régional d'initiative pour l'emploi (FRIE ) destiné aux très petites entreprises, de celles qui permettent d'inciter les entreprises plus importantes à recruter pour des fonctions nouvelles de style exportation, ou des emplois associatifs, " tous nos dispositifs sont conditionnés à la pérennité de l'emploi. A ce jour ", a-t-il poursuivi, " ce sont au total près de 2 000 emplois qui ont été créés avec nos aides. La semaine dernière, des entreprises ont écarté le recours au CNE pour leur préférer le soutien du Conseil régional ". " Nous avons depuis plusieurs années conditionné l'aide publique régionale à la création d'emplois pérennes ". Si le gouvernement devait maintenir sa position et si cela s'avérait nécessaire, nous délibérerions prochainement afin de le rappeler plus fermement encore", a conclu Martin MALVY.